06 septembre 2007
Episode 13/13
11 Août 2007 (jour 13)
Au matin, départ du gîte, on dit au revoir aux muletiers dans le gîte et près des voitures. Journée à Marrakech : nous faisons les souks pour trouver des babouches (bien sûr!) et autres babioles. Lutin est malade. Nous déjeunons à l'Argana sur la place Djema el Fna. Nous retournons un peu dans les souks puis rentrons à l'hôtel pour une se faire une petite toilette avant le dîner.

Nous rejoignons El Houssain pour un dernier repas au Progrès, derrière la Poste. Sur la place éclairée de mille feux , le soir, de nombreux banquets de nourriture et grillades, des jeux d'attrape-bouteille, des acteurs, un avaleur de couteaux, des diseuses de bonne aventure, des gris-gris, des tatoueuses au henné et la population de Marrakech qui sortait la nuit, alors que le jour il faisait bien plus de 50°C. Nous rentrons à l'hôtel après un tour.

12 Août 2007 (jour 14)
Bus « oasiria » avion... aéroport... retour...Une expérience extraordinaire !
Episode 12/13
10 Août 2007 (jour 12)
Matin : balade dans les villages, suivi d'un thé chez un des muletiers. Les plus en forme sont partis faire l'ascension du col que nous avons manqué à cause de la pluie. Balade tous ensemble à Imlil l'après-midi, thé avec biscuits et noix chez Ali.


Achat de collier et bracelets, négociation dure, arrêt sur une terrasse pour manger une crêpe et un coca. Soirée avec les muletiers, S. et A. préparent des crêpes pour le dessert, Hawaii. Le soir, nous remettons une enveloppe pour remercier les muletiers de nous avoir accompagnés durant ce séjour.
Episode 11/13
,09 Août 2007 (jour 11)
Réveil après une nuit de pluie, l'orage a éclaté au petit matin, au moment même où El Houssain nous appelait pour le petit déj ! Eclairs et tonnerre en montagne. Impressionnant. Impossible de faire la moindre ascension du Toubkal ce jour là, dommage pour les autres randonneurs !!Du coup, on reste planqués à trois dans la tente, on mange quelques biscuits et carrés de chocolat en guise de petit déj et on ne ressort le bout du nez que pour quitter le bivouac.
Les petits cours d'eau ont pris du volume et du débit, tous les autres randonneurs s 'apprêtent à faire comme nous, c'est-à-dire marcher pour aller trouver un gîte à Imlil, à 4h de marche de là !!! C'est un peu la panique, la pluie ne cesse pas, nous laissons nos sacs et nos tentes aux muletiers qui rangeront tout. Descente directe au gîte d'Imlil, les pieds dans l'eau, mais involontairement cette fois ci, tous nos vêtements sont trempés comme si nous avions plongé dans une piscine tout habillés. Cela fait quelques kilos d'eau en plus à traîner ! Nous passons un pont qui menaçait d'être recouvert par les eaux.
Un contretemps : nous avons égaré les plus rapides du groupe. Nous attendons que notre guide les trouve (paniqué, il a fait l'aller-retour) mais ils sont en fait arrivés plus tôt au gîte. La route, qui devait certainement être très agréable au sec, a paru dix fois plus longue jusqu'à la maison d'hôtes. Une fois arrivés, nous avons essoré et étalé nos vêtements et sacs, et attendu que les mules nous rapportent des affaires sèches...Manque de pot, certaines ont mis plus de temps que d'autres à traverser le fleuve (hé non, les mules ne nagent pas !) et nos sacs sont arrivés en partie mouillés... Bref, séchoir géant dehors, tandis qu'on essaie de se réchauffer à l'intérieur. Nous avons deux grandes pièces, l'une est un salon marocain avec bancs, coussins et tables, et l'autre est une chambre avec deux lits.

Les plus courageux partent faire un tour à Imlil dans l'après-midi et y mangent une crêpe. Moi, je reste pour une bonne douche chaude.
Episode 10/13
08 Août 2007 (jour 10)
Ascension du Toubkal : 4167m. Nous partons pour le fameux sommet pour lequel nous étions venus.

La fatigue s'est accumulée, les jours précédents n'ayant pas été faciles. L'ascension est longue, nous croisons différents groupes (dont un de trois jeunes grands gars en sens inverse, la mèche "littéraire" bouclée, quasiment habillés en chemise et pull de ville, il ne leur manquait plus que les chaussures cirées et le pantalon à plis !!). Malgré les tracas de chacun : le souffle court, la tourista, la fièvre, la gerbe, le froid, le vent, nous atteignons notre but !!


Nous prenons notre temps pour nous remettre (exemple : ma main tremble de fatigue) et prenons les photos, comme il se doit. Nous trinquons et mangeons un peu.
Puis nous redescendons, mais le retour se fait sous la pluie et la grêle, nous finissons sous l'averse, glissant dangereusement sur les gros rochers. Tout le monde arrive au refuge avant les vraies trombes d'eau.
Après un passage au refuge, nous allons déjeuner au campement, il est 15h...Et la pluie ne cessera plus à partir de là. Nous avons dîné dans la grande tente dont les nattes et matelas étaient trempés, nous avons sorti les sacs poubelles pour nous asseoir et rétréci le diamètre du cercle autour du repas !! Nous avons rejoint notre tente heureusement sèche et avons aussi accueilli un pote pour la nuit !!
Episode 9/13
07 Août 2007 (jour 9)
Nous nous levons très tôt afin de partir à 5h du matin pour l'ascension du Tizi N'Ouanoums, aussi dénommé le « col qui fait chier » !!! En effet, pour atteindre son sommet, nous avons 1400m de dénivelé positif et il faudra environ 5h-6h pour y arriver...Mais ce ne sera pas fini pour autant car ensuite, il y a une bonne descente jusqu'au refuge du Toubkal. C'est une vraie épreuve physique, quelquefois nous ne savons plus s'ils fait chaud ou froid : le soleil chauffe, le vent est glacial. Je suis épuisée.
On pensait plusieurs fois être proches du col mais il manquait encore 45 min de marche ! A l'arrivée du col, la vue est magnifique sur le massif et on voit le lac d'Ifni tout petit au loin ! Mais la fatigue gâche un peu le plaisir de la vue. El Houssain dévale littéralement une partie de la descente après nous avoir suivis dans la montée.
Nous devons encore traverser les bergeries avant d'atteindre le refuge. Celui-ci est composé de deux bâtiments, l'ancien et le nouveau, à quelques mètres l'un de l'autre. Pas mal de groupes de randonneurs, mais on nous a dit que cela pouvait être bien plus important. Première douche chaude depuis le départ de l'hôtel. Et notre campement est installé encore derrière le refuge. Nous constatons que malheureusement, beaucoup de déchets jonchent le pourtour du refuge. Un deuxième café berbère avec ses beignets. Pour réconfort de la longue journée de marche.
Episode 8/13
06 Août 2007 (jour 8)
Ascension Tizi N'Ouraï (3120m), et au col, nous avons une superbe vue dégagée du Toubkal et du massif, et bien plus loin encore, on voit le Siroua (et le désert...?!). Le ciel est magnifiquement bleu. Nous amorçons une très longue descente sur le village, et nous arrêtons dans un café pour quelques boissons et quelques paquets de chips (ça fait du bien). Il reste encore une heure et demie de marche avant d'atteindre le lieu du déjeuner, c'est long et loin.Nous y arrivons et découvrons que nous allons manger à table ! Nous visitons les toilettes WC 101 affreux.
Après une sieste sur les matelas, nous reprenons la route du lac d'Ifni (2295m) sous une chaleur à peine supportable. La route est longue et caillouteuse, le paysage lunaire, le chemin n'en finit plus. Nous atteignons presque le lac, à un endroit où on a plus précisément une belle vue d'ensemble. Il nous reste encore au moins une bonne heure avant d'arriver vraiment au bivouac.
Quand nous y posons le pied, il ne nous reste plus qu'une demi-heure pour nous baigner avant que le soleil disparaisse derrière la montagne. Quelqu'un du groupe a vu un serpent surnager ...On croise beaucoup d'autres groupes autour du lac. Nous montons les tentes, le dîner est pris dans une petite case de pierres Ca change de la grande tente berbère.
episode 7/13
05 Août 2007 (jour 7)
Etape pour atteindre le Tizi N'Ouraï. Nous remontons en suivant le bord de la rivière, jonché de sortes d'orties. Nous nous arrêtons à un point de ravitaillement où nos mules refont le plein. On se prend tous une boisson. Le vendeur tente d'ouvrir sa grande armoire en fer, fermée par un gros cadenas, avec un marteau , mais sans succès. Nous arrivons au bivouac, sur un plan de verdure, mais un peu humide. Les plus courageux se sont lancés dans l'ascension du col prévu pour le lendemain matin avant de redescendre. Lutin , même fiévreux, fait de même ! Il n'y a pas assez d'eau , pas assez de débit pour se doucher. La nuit à 3000m est très fraîche, surtout à cause de l'humidité.
05 septembre 2007
Carnet de voyage : J6
Jour 6 - 04 Août 2007

Dès le matin, on attaque la montée du col situé juste derrière le bivouac, derrière lequel on découvre au loin « le village du bout du monde » : Amenzal. Ce dernier est vraiment loin de tout, car pour se procurer un pain de sucre par exemple, les villageois doivent remonter jusqu'à Setti Fatma ! Nous traversons Amenzal, où des villageois sont en train de dresser quatre mules en même temps sur un petit terrain et nous poursuivons le long de la rivière et des canaux d'irrigation.

Lors d'une pause, assis entre d'immenses rochers, notre guide taquine des fillettes berbères qui étaient venues nous demander des stylos. Il leur fait écrire leur nom. Près du lieu de déjeuner, il y a de nombreuses vasques cachées derrière les gros rochers. A peine venais-je d'arriver que les autres m'ont indiqué une fumée provenant d'un endroit où je fis un "petit arrêt "... consciencieuse jusqu'au bout, je n'avais malheureusement pas pris la précaution de jeter une pierre sur le PQ que je venais de brûler...et le buisson d'à côté à pris feu !!! Heureusement, le feu ne s'est pas étendu au-delà ! Ouf sueurs froides ;D))°°°°

Le départ se fait rapidement après la sieste car nous devons faire l'ascension du Tizi N'Oumchichki, un col fait uniquement de rocaille, sans charme. Une longue descente nous attend alors . Pas pressées après cet effort, nous prenons notre temps, et avec toutes celles qui se trouvaient en bout de file, nous avons la chance d'être conviées avec El Houssain à prendre le thé chez un habitant de la montagne.

Dans la maison, constituée d'une pièce unique de 5 mètres carrés tout au plus, il y avait un vieillard ainsi que la femme et l'enfant de l'habitant, qui s'était blessé à la jambe en marchant. Nous nous sommes assises sur le tapis, sur une bouteille de gaz...comme nous avons pu et nous sommes donc retrouvés à neuf en tout dans cet espace restreint. Quoi que l'on puisse penser, cela n'a absolument pas posé de problème à notre hôte, son sens de l'hospitalité étant plus développé que les contraintes matérielles. Ce qui m'a permis de constater que ce sont parfois ceux qui possèdent le moins qui donnent le plus.
04 septembre 2007
Carnet de voyage : J5
Jour 5- 03 Août 2007
C'est la journée « les pieds dans l'eau », car nous traversons la rivière de part en part, en remontant les gorges de l'Assif N'Oufra. C'est un paysage rafraîchissant, fait d'herbes hautes, d'eau et de cailloux parfois assemblés en digue. La principale difficulté de cette étape a été de ne pas glisser sur les cailloux recouverts d'algues dans l'eau : dans cette situation, se servir d'un bâton est plus handicapant qu'autre chose...


Au détour d'un canyon, nous croisons des singes venus manger les premières noix tombées des arbres. Ils sont nombreux, et difficiles à distinguer car ils ont la même couleur que les roches : on les remarque seulement lorsqu'ils bougent. On arrive à apercevoir des petits, mais nous ne nous attardons pas. Juste le temps de prendre quelques clichés. En effet, il paraît qu'ils peuvent devenir agressifs en lançant des pierres pour protéger leurs petits. Les muletiers ont emprunté un autre chemin que nous avec les mules.

Vers midi, nous nous arrêtons dans un très joli cadre, à côté de vasques naturelles et de petites cascades pour pique-niquer. A peine le temps de poser les orteils dans l'eau et l'on déjeune. Menu simple : du pain, des vache-qui-rit, des tomates, des sardines... Mais c'est à ce moment que l'orage menace et nous devons repartir rapidement.


El Houssain nous explique que les fortes pluies d'orage sont très dangereuses lorsque l'on se trouve dans les gorges d'une rivière, car le niveau d'eau montre très rapidement et l'on est si facilement emporté par le courant... Il paraît que de nombreuses personnes se sont noyées de cette façon. Nous finissons donc cette étape un peu paniqués, tentant de marcher à une cadence rapide, en prenant la pluie (mais bon, nous avions déjà les pieds trempés / avec la pluie et la terre, les chaussures sont donc devenues boueuses à l'intérieur, quel plaisir !), sous les impers, pressés d'arriver au point, situé en hauteur, qui nous mettra à l'abri du danger.
Quelques-uns ramassent du bois avec l'idée de faire un feu de camp durant la soirée. Nous arrivons alors sur le lieu de bivouac, pile poil au bord de deux falaises : gare à ceux qui feront des sorties pipi dans la nuit ! Nous montons rapidement nos tentes, puis certains vont se baigner dans les eaux en contrebas de la falaise... et font alors connaissance avec les sangsues !

Après la pluie, les muletiers ont l'idée de nous préparer le meilleur des réconforts : un café berbère (soit : du lait,de la canelle, du gingembre, du poivre, du café...mmmhhh) et de délicieux beignets triangulaires croustillants faits à partir de pâte à pain. Excellent...qu'est ce qu'on est gâtés ! On aperçoit un arc-en-ciel.

L'endroit était idéal pour s'amuser à faire des échos. Ca n'a pas loupé, on a crié comme des malades ! La nuit tombée, on allume le feu de bois, et pour les muletiers se mettent à chanter et danser.

02 septembre 2007
Carnet de voyage : J4
Jour 4 - 02 Août 2007
Descente de l'Ourika en passant par de petits villages : Anfli, Tiourdiou, Tadrart, jusqu'à Agadir n'Aït Boulmane.


L'étape s'effectue suivant la piste, sous une forte chaleur. Nous arrivons au bivouac situé en contrebas, dans un parking, sous les arbres.

Il y a un petit torrent d'eau tout proche pour se rafraîchir les pieds.

L'après-midi, au programme : baignade dans des vasques remplies de l'eau de la rivière et lessive pour tous, sauf pour ceux qui ont choisi de visiter Setti Fatma.


















