17 novembre 2006
Malgachoscopie
Ce post a été écrit à l'initiative de Tattum, suite à son article sur les VANF,
afin que nous donnions nous aussi notre avis sur les malgaches de la
diaspora. Nous sommes nombreux de la "sphère malgache" à avoir relevé
le défi : à commencer par Tattum, Nivo, Many, Harinjaka, Vola, Lilia, Aiky, Elodieriana, Mia, Dadee, Jogany, Marc, Iko... et d'autres encore.
Comment parler des malgaches que je croise, que je fréquente ?
Il est vrai que ma vision des choses doit être un peu particulière car j'ai quasiment toujours vécu en France. Alors encore malgache ? Bien bonne question.
Aussi ma vision est un peu scindée en deux facettes : ceux qui ont vécu depuis
longtemps et ceux qui sont arrivés récemment ici. Je m’explique.
Jusqu’à ce que j’aie 18-20 ans,
les seuls malgaches que je connaissais étaient ceux qui étaient venus pour
faire leurs études dans les années 70-80. Autrement dit, la génération de mon
père, « les vieux » quoi, LOL. J’ai entendu plus ou moins les
galères, les anecdotes que ces tous premiers étudiants de Lille avaient vécues
(les premières neiges, les soirées, les squats, le bachotage...) sans pour autant me sentir réellement concernée puisque je n’étais pas encore
étudiante moi-même.
Ils avaient créé des assos étudiantes à l’époque, pour organiser entre autres des soirées dansantes entre malgaches, avec déjà un esprit de communauté. Aujourd’hui, ces assos n’existent plus, par contre la communauté s’est agrandie et aujourd’hui, elle se retrouve regroupée essentiellement à Lille selon… l’appartenance religieuse. Catholique ? Protestant ? Un pas dans l’église et les gens font connaissance. C’est ainsi que les nouveaux étudiants arrivant de Madà lient leurs premiers liens avec « la communauté ». Aussi, les cathos se connaissent mieux entre eux et les protestants aussi. Une sorte de "réseau national" à la fin. Quelque part, je trouve c’est bien et important, mais un peu dommage que la formation des liens soit subordonnée à la fréquentation assidue des mêmes groupes religieux. (Pavé dans la mare).
Il n’y a eu que très peu d’enfants du même âge que moi pendant des années. Ceux qui ont grandi ici avaient plutôt l’âge de ma petite sœur, soit 5 ans de moins. Oui, j’ai enfin pu connaître des jeunes de mon âge, qui venaient de poser le pied dans le grand froid mythique du nord après deux années d’études supérieures.
Ce qui m’a frappé ? Le nombre d’entre eux qui arrivent avec énormément d’espoir pour les études et la vie, une ouverture d’esprit, la gentillesse… Et qui au fil des années perdent l’intérêt pour les études, doublent ou triplent, se réorientent, se vautrent dans l’auto apitoiement et dans le communautarisme, blablatent, font des projets en paroles (mais uniquement en paroles), sans chercher à s’ouvrir à d’autres horizons.
Heureusement, tous ne sont pas comme ça et j’en vois s’en sortir
brillamment. Ce sont ceux qui ont de la volonté. Ce ne sont curieusement pas
ceux qui viennent des milieux les plus favorisés (ceux pour qui y’a pas popo et
momo pour soutenir financièrement derrière ! ). Ce sont ceux qui réalisent
vraiment la chance qu’ils ont entre leurs mains et qui construisent au lieu d'être défaitistes. Mais ils se comptent sur les doigts de la main. Je pense qu’il reste toujours chez les
jeunes de la diaspora une sorte de complexe… d’infériorité ?!?
L’expression qui m’énerve : « mahay ny vazaha », comme si on ne pouvait pas à en faire autant. Pfff.
Oui, ma critique est acide mais
je pense honnêtement que beaucoup de ceux qui viennent d’arriver ne s’ouvrent
pas assez aux autres, comme si c’était « mal » ou « mal
vu » (la puissance du qu’en dira-t-on d’une communauté) d’avoir des amis
d’une autre origine que la sienne, comme par exemple français !
Ceux qui ont vécu en France quasi toute leur vie, comme moi, et qui au fil du temps se retrouvent en minorité par rapport à ceux qui viennent d’arriver, sont regardés un peu comme des bêtes curieuses par eux , comme des OCM « Organismes Culturellement Modifiés ». C’est vrai qu’il y a une fracture culturelle.
Ok, ne pas parler le malgache est une différence culturelle, qui me stigmatise en OCM.
Les chansons récentes de Madà…Je ne connais que très peu, alors quand viennent les soirées où les jeunes ne chantent que ça, c’est un peu dur de s’identifier. En revanche, j’ai été bercée toute mon enfance par les chansons de Mahaleo que mon père passait en boucle dans les moments de nostalgie. Oui, un peu « vieux » mais pas si mauvais !
Au niveau scolarité, idem. ESSCA,
Saint Michel, Lycée Français et bien d’autres ? Connais pas ou si peu. Eh
non, nous n’avons pas fréquenté les mêmes établissements. Mais les malgaches
aiment retrouver les amis, les amis d’amis, les potes, les connaissances de là
bas. (C’est comme la généalogie, ils
adorent savoir d’où vient untel ou unetelle, sa famille, son parcours, ses
relations… Tout finit toujours par se savoir). Donc, je me sens toujours un peu
décalée…
Les soirées malgaches ? Si peu dans le nord, il faut
« descendre » à Paris ! Faut des sous, et moi y’en a pas avoir soussous dans popoche. Ah si, j’ai
assisté à une soirée de clôture d’une RNS il y a longtemps. Il y avait
tellement de monde et surtout tellement de drague et d’alcool. C’était LA
soirée « Rencontres…Sportives » lol. Ben…j’étais pas vraiment dans le
même move quoi !
Oui, les jeunes que je côtoie ont
pour la majorité beaucoup de nostalgie. Ils font tout pour se recréer des liens
qu’ils avaient au pays. Ils se perdent parfois dans l’excès de nostalgie et le
communautarisme. Ils ont peut être peur de ne plus se sentir vraiment malgaches
en s’ouvrant à d’autres façons de vivre.
Bref, je ne sais pas si j’ai été claire dans tout ce post. OK, souvent, j’ai l’impression, que je suis une OCM pour les nouveaux venus, mais s’ils s’installent en France, leurs futurs enfants risquent fort de me ressembler, c’est à dire d’être en « léger décalage »…
13 octobre 2006
Parler malgache (ter)
Durant ce voyage, je me suis sentie plutôt comme "une touriste qui connaît beaucoup de choses sur le
pays" que malgache à part entière. Pourquoi ?
En famille, les cousins ont profité de
notre présence pour parler français et moi, j’ai eu un peu honte de baragouiner
le malgache en langage de bébé (Voir mon premier article sur "parler malgache"). En voyage, ne pas bien parler le malgache est un obstacle
lorsque l’on veut négocier un prix ou seulement se renseigner…C’est vrai que
mon oncle nous a beaucoup aidés pour ce genre de choses…
Autrement, on aurait eu droit à encore plus de regards de travers de la part des gens puisque j’ai l’apparence d’une malgache, mais pour certains, perdre l’usage de la langue fait que nous ne sommes plus considérés comme de véritables malgaches ! Mon cas a semblé étrange et incompréhensible pour certains. C’est une chose que je regrette…les remarques désagréables faites juste derrière mon dos, mais que j’ai parfaitement comprises, le mépris sans même me connaître… Parfois, l’étroitesse d’esprit me tue. De gens qui n’ont jamais eu la chance de sortir de chez eux. C’est de leur faute et pas de leur faute à la fois…
Il faut dire que l’on m’avait bien repérée, spécialement aux guichets des réserves naturelles, parce que je n’avais pas le bon accent lorsque j’essayais de bredouiller quelques mots… En gros, j’étais vue comme « une vazaha » avec seulement les papiers malgaches. Tout ça m’a affreusement gênée pour me réclamer de mes origines. Les gens sont plus tolérants à la limite avec un français qui essaie de baragouiner…Hé oui.
La technologie, les évolutions.
Ne sachant pas par où commencer le récit, et le temps ayant fait effet, je me suis décidée à écrire, mais pas forcément dans l’ordre chronologique, mais tout simplement au fil de mon inspiration, en dissociant les différentes étapes.
Tout d’abord, quelles évolutions technologiques ai-je remarquées depuis mon dernier séjour de 1999 ?
Le téléphone portable devient quand même une véritable obsession pour les gens là bas, l’objet avec lequel il faut « être vu » ou « se montrer ». N’importe quel prétexte futile peut servir au dégainage du mobile !! Certaines personnes possèdent même 2 puces à échanger pour mieux capter en fonction de l’endroit !!! Bref, il y a des vendeurs de recharges partout dans les villes et villages. Leur poste est souvent constitué d’une chaise et d’une table de fortune installés sous un parapluie faisant office de parasol, parfois sur le trottoir, ou bien en pleine rue, là où le plus de piétons ou de voitures sont susceptibles de s’arrêter. Les vendeurs vendent aussi du temps de communication en prêtant directement le mobile durant quelques minutes ! « Celtel », anciennement Madacom, et Orange sont les opérateurs de mobiles actuellement. Je ne me souviens plus de tarifs des recharges mais il paraît qu’il est moins cher d’appeler depuis un mobile que depuis un fixe ! Alors qu’en 1997, il n’était pas évident de posséder ne serait-ce qu’une ligne fixe chez soi…
Et puis internet. Il y a eu l’ apparition de cyber-cafés : une ouverture sur le monde. L’arnaque locale consiste à afficher « ADSL » alors que parfois, on n’arrive même pas à ouvrir Google ! C’est plutôt bon marché, on peut y accéder très facilement. Ce surtout des clients jeunes que nous avons croisés dans le cyber juste en bas de chez moi, à Behoririka. Mais rares sont les gens qui possèdent internet chez eux…Déjà, posséder un ordinateur personnel est quelquechose de peu courant pour la population générale… L’accès à internet est aussi une exception où seuls les bureaux de dirigeants en bénéficient.
On m’a demandé
plusieurs fois si j’avais remarqué des changements sur la capitale. Il faut
dire que les malgaches qui avaient eu l’occasion de retourner m’avaient parlé
de l’assainissement de
la ville, de la
place dégagée. Alors, voici ce que j'ai facilement remarqué.
Les
voies
rapides à plusieurs voies et éclairées et le by-pass entre la RN2
(est) et la RN7 (sud), aménagé pour dégorger la capitale de
l'encombrement des véhicules de transport et autres. L'apparition de
passages piétons et de feux. Mais tout cela n'empêche pas la pollution
atmosphérique abominable qui règne à Tanà, fruit de la combinaison de
moteurs d'anciennes voitures retapées et du carburant...contenant
toujours du plomb et d'autres cochonneries qui donnent aux gaz
d'échappement l'odeur infâme d'un poison pulmonaire et la couleur du
charbon.
L’apparition des produits chinois et des friperies qui permettent quand même à la population de se chausser et de s'habiller à moindres frais. Quant à la qualité...mais on n'en est pas encore là, la qualité est un besoin secondaire.
L'organisation de séances de cinéma de plein air devant la gare, et d'expos d’œuvres d’art sur la place de l'Indépendance, qui a été réaménagée et nettoyée.
Les petits supermarchés et les grandes surfaces. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant une grande surface identique à celles de France...Un Géant Score je crois. En un clin d'oeil, on passe de la pauvreté à la représentation de la société de consommation à l'occidentale. Une grande surface où les camemberts importés coûtent exactement 10 fois le prix pratiqué en France et où le kilo de crevettes congelées coûte 15 fois moins cher qu'un euro...La vérité vraie. Autour, le pire : des boutiques de galerie marchande ultra luxueuse, parfumerie, vente de sacs, de décorations de maisons... Comme au Printemps ou aux Galeries Lafayette !! Inutile de dire que ce genre de commerce est réservé aux richissimes ou aux expatriés... qui d'autre pourrait se permettre ? Et puis, on croise aussi des malgaches, se promenant dans la surface en poussant des caddies vides... C'est aussi pour se montrer, pour dire "ah, j'ai croisé Untel au Géant samedi dernier", pour montrer que c'est un endroit "qu'on peut se permettre" de fréquenter. C'est idiot, mais les gens comme ça existent, et en nombre !
16 septembre 2006
Les photos de l'Est, enfin !
Voici les 3 derniers albums qui retracent notre circuit vers l'Est...Mmmmh...les vacances...
11 septembre 2006
A propos des premières photos
Déjà,
les classer ! Il y en a tellement à classer et à choisir !! Pour vous
donner une idée : nous avons pris de l'ordre de 1500-1600 photos
numériques avec deux appareils : celui de Lutin et celui de mon oncle.
Il nous reste à développer 3 appareils jetables, que nous avons utilisé
lorsque nous nous promenions en ville et dans les marchés, ainsi qu'un
appareil "sous marin" que nous avons utilisé lors de notre sortie en
pirogue à Ifaty.
Au sujet de leur qualité : notre tout simple
appareil numérique (non équipé de zoom) nous a permis de conserver des
souvenirs, mais ne rendra jamais vraiment les paysages grandioses que
nous avons traversés, les immenses montagnes, les grands espaces, les
déserts, les forêts... Lutin m'a expliqué qu'il aurait fallu s'équiper
d'un appareil reflex avec un objectif grand angle... Hors de prix pour
nous, bien sûr. Mais ça porte à réfléchir pour notre prochaine escapade
au bout du monde...
Pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé le
temps de mettre les commentaires et ces images ne sont encore asociées
à aucun texte. mais j'y travaille activement, pour étoffer ce
blog, et le finaliser, c'est-à-dire raconter notre périple avec notre
vision mixte franco-malgache. Raconter ce qui nous a plu, surpris, le
peuple, la culture...
Je n'ai pas pu m'empêcher d'en mettre trop ou trop peu (c'est selon) et je dois résister à la tentation de mettre tout en vrac.
Mais un peu de patience, le récit et les péripéties arrivent !!
07 septembre 2006
Quelques bonnes adresses à Madagascar
Où il fait bon dormir, tout simplement... Pour ceux qui ne recherchent pas le grand luxe à l'occidentale mais un endroit simple et charmant, avec un petit /moyen budget.
Ambositra : "Sokela de la Mania", une quinzaine de bungalows
propres et jolis, grand parking, accueil des chauffeurs, eau chaude.
26000 Ar/nuit.
Ranomafana : "Chez Gaspard", près de l'église catholique, très joli jardin, 3 jolis bungalows, eau chaude, 26600 Ar/nuit.
Ranohira : "les Toiles de l'Isalo", jolie terrasse et jardin, les bungalows sont
des cases recouvertes de paille, ça fait très "safari"; Accueil des
chauffeurs Eau chaude. 45600 Ar/nuit+petit déj.
Ifaty : "Chez Freddy sur la plage".
Les bungalows sont de charmantes maisonnettes et donnent sur la plage.
Eau froide.les proprios sont très sympas. 30000 Ar/nuit.
Andasibe : "Feon'ny Ala". Impressionnant : on
entend souvent et très bien les cris des Indri car l'hôtel est situé en
bordure du parc. Toutefois, malgré ce qui était annoncé, nous n'avons
pas eu d'eau chaude. 46000 Ar/ nuit.
Tamatave : "Villa Saphir". Une dizaine de maisons individuelles très bien aménagées autour d'un jardin central et parking, dont l'avantage est la possibilité de cuisiner (mise à disposition de cuisine). Pratique pour ceux qui restent longtemps et qui ne veulent pas se ruiner au resto ! Location d'une villa 6 personnes, eau chaude : 30000 Ar/ nuit + 2000 Ar/cuisine. Quartier Andranomadio. Gérante : Mme 'Njaratiana RASOLOSOA. Portable : 032 40 067 94 / Fixe : 020 53 932 34.
Hôtels à éviter si possible...
- Fianarantsoa : "Le Plazza". Les chambres du sous-sol sont de vraies caves, sans fenêtres et humides. Les serviettes de bain sont moisies et le mobilier très lourd en velours, marbre et dorures est totalement désuet et repoussant. A bon entendeur !
- Ifaty : "L'hôtel de la Saline" : Jolis bungalows mais chers (30 euros/nuit)...Le hic ? Le patron autosuffisant, mais surtout menaçant et profiteur, à la limite néo-colon...la patronne est gentille mais ça n'a pas compensé l'antipathie que nous a inspirée son conjoint. A bon entendeur !
Où l'on se lèche les babines (lol, photos de gourmands) !
Antsirabe
: "Alolalo" pour les maskita très bien macérés et savoureux. 1 Misao
aux crevettes = 3000 Ar, 10 maskita = 1000 Ar, 1 grande bière THB =
1200 Ar
Ambositra : "l'Oasis", le filet de zébu grillé est ultra tendre
et goûteux. Attention seulement aux prix indiqués sur la carte, ils ont
tendance à osciller légèrement !! Et si vous prenez une table à
l'étage, les prix augmentent de quelques ariary... Exemple : 1 steak-frites = 4200 Ar.
Ifaty : "Chez Freddy" . Nous y sommes
allés une première fois car nous avions lu une bonne critique... Eh
bien, nous n'avons plus été chercher ailleurs durant nos 3 jours à
Ifaty. La cuisine est DELICIEUSE, les produits très frais, de
l'inventivité, la quantité énorme, le rhum arrangé offert, le patron
très sympa et les serveurs aussi, et pour courronner le tout : des prix
très abordables. le restaurant est très bien aménagé et donne vraiment une
ambiance exotique et tropicale...les vacances, quoi !
Un plat de langouste : 15 000 Ar.
Brochettes de poisson : 6000 Ar.
Un plat de camarons : 8500 Ar.
Un plat de crevettes : 6500 Ar.
Un cocktail "lait de tigresse" : 2500 Ar
- Pour vous donner une idée des ordres de prix des "hotely gasy" (petites gargotes où se vendent des plats typiquement malgaches, où se restaurent les clients des taxi-brousses en voyage ou les malgaches des villages) où nous avons aussi été :
1 kisoa sy anana (brèdes et viande de porc) = 2600 Ar
1 koba = 100 Ar
1 plat de crevettes = 2400 Ar
Petit déj : 2 beignets de manioc, 5 koba, 6 beignets de banane = 1500 Ar
- Rappel pour les conversions : durant notre voyage, le cours était de : 2700 Ariary = 1 euro. (et 1 Ar = 5 FMG)
06 septembre 2006
La Salamandre, de Jean-Christophe Rufin
Durant mes heures de voyage j'ai pu dévorer ce livre court, écrit
par le président d'Action Contre la Faim. Il avait déjà obtenu deux prix Goncourt pour "l'Abyssin" et "Rouge Brésil".
J'ai personnellement pensé que c'était une histoire assez dure, voire affreuse, mais touchante. Le portrait d'une française découvrant le Brésil presque par hasard... J'avais pensé découvrir un choc de cultures ou de civilisations...C'est un peu de ça mais surtout le destin d'une femme emportée par la passion.
Les koba ! Miam !
Ca ne fait que commencer avec les photos de nourriture ! C'est à baver quand j'y pense...
Ce que nous mangeons le matin au peti déj' avec délices sont des
"koba" ! C'est une sorte de petit gâteau fait de bananes très très mûres
écrasées, mélangées avec une certaine quantité de la farine de riz et
de farine de blé, le tout cuit à la vapeur dans des feuilles de
bananes...Délicieux. Les koba peuvent aussi contenir quelques
cacahuètes dans la pâte.
Il y a deux types de koba à Madà : celui
que je viens de décrire et aussi un autre qui est fait avec uniquement de la
pistache pilée sucrée, cuite dans des feuilles de bananiers aussi. C'est
beaucoup plus sucré et caramélisé. Perso, je préfère le koba de bananes
!
Ma
tante m'a donné une recette approximative que je vais certainement
tenter dans les semaines qui vont suivre. Je vais tester les quantités
et la cuisson, puis je la mettrai en ligne si tout marche bien !
Une première partie des photos du Sud
Voici comment s'est déroulé notre séjour de 3 semaines et demie.
Deux jours à Antananarivo
- Visite de la Haute Ville
- Marchés : Coum, Andravoahangy, la Digue
- Visite de Croc' Farm
Dix jours sur la route du Sud
- Antsirabe
- Ambositra : artisanat du bois, sculptures zafimaniry et marqueterie
- Le Parc National de Ranomafana : forêt primaire, secondaire, lémuriens, caméléons...
- Fianarantsoa
- Ambalavao : papier Antaimoro, marché aux zébus
- Le Parc National de l'Isalo
- Ifaty : fonds marins, pêcheurs
Deux jours de "transit" à Tanà
- visites amicales
- achats de souvenirs
Une
semaine sur la route de l'Est
- Parc National d'Andasibe-Mantadia
- Un brin de Tamatave
- Un petit coin de paradis
Trois derniers jours sur Tanà
- Derniers achats, Analakely
- Visites amicales
- Repas familial de départ
Nous n'avons pas pu aller dans le massif de l'Andringitra (pas de 4*4), ni vers Sarodrano/Saint
Augustin à cause du mauvais état de la route (paraît-il...). Il nous est arrivé une petite mésaventure à Ifaty qui
méritera d'être racontée dans un prochain post.
Nous avons finalement opté pour ne pas aller
à Sainte Marie par la mer, car beaucoup de monde nous l'a déconseillé
en cette saison, car la mer est très forte et la passe difficile. Il
n'y avait plus de place non plus dans les avions - et entre nous, notre
budget nous le permettait à peine... Nous avons donc dû nous résigner.
Sainte Marie, ce sera pour la prochaine fois. Nous n'avons quand même
pas tout loupé, car nous avons pu trouver un petit coin qui
nous a enchantés.
Je n'ai pas pu m'empêcher de mettre une partie des photos en
ligne :-D au lieu de me mettre à bosser à fond... Pour mon plaisir et le vôtre j'espère ! N'hésitez pas à commenter.
05 septembre 2006
Retour...inéluctable
Les meilleures choses ont une fin... Nous sommes à peine revenus de notre périple à Madagascar hier soir...
Autour de nous, le contraste est tellement grand...
Un
monde froid et organisé, la ville, le plat pays, des feux tricolores et
ses passages pour piétons, le réveil qui sonne, les trottoirs, les
crottes de chien, le gazon, les galeries commerciales ont remplacé la
terre rouge, les collines éclairées la nuit, les villages, le chant des coqs, la foule,
les charettes à zébus, les petites échoppes de tout poil et les
vendeurs, les grillades du soir, l'air oppressant, les petits enfants
des rues...
Pas de répit pour s'en remettre car le boulot pointe
déjà son nez. Ca s'annonce difficile...voire très difficile pour les
deux prochaines semaines, car elles sont chargées.
Un peu de patience donc pour le récit du voyage et les photos (qui nous sortiront certainement un peu de l'anonymat, ;-D)




















