24 août 2007
La préparation du trek
La destination
Un mois avant le début de nos vacances, nous n'avions pas encore choisi notre destination. Ce délai peut paraître encore long pour les adeptes de la "dernière minute", mais cela fait relativement court quand on aime, comme moi, partir loin, en dehors de l'Union Européenne, et que l'on est de nationalité malgache !! En effet, je suis quasiment obligée de faire un visa dans chaque pays où je me rends, ce qui corse légèrement l'affaire, car généralement, cela prend... du temps. A un mois d'un départ, on peut donc être véritablement considérés comme des "têtes brûlées" par l'administration !
Nous avions évoqué la Thaïlande, mais il n'y avait plus de place pour l'itinérance que nous voulions. La Thaïlande reste toutefois au programme pour les années qui viennent ! Nous avions aussi évoqué l'Inde. Là, de façon plus égalitaire -selon moi- toutes les nationalités doivent faire une demande de visa. Mais à un mois du projet, ça faisait vraiment juste pour rassembler nos papiers et obtenir le sésame (délai : 3 semaines ouvrables) et, étant encore au boulot, nous n'avions pas l'occasion de venir 3 jours sur Paris pour faire la demande sur place.
Bref, nous nous sommes dit que le Maroc pouvait être une destination qui, au delà de ses attraits touristiques, nous simplifierait un peu la vie côté visa, car nous avions justement un consulat dans notre ville.
Les papiers
Pourtant, tout n'a pas été aussi simple que nous l'avions imaginé. Au regard de ma nationalité, le consulat n'a tout d'abord pas pu me renseigner sur le temps que cette démarche de visa pouvait prendre, ni sur son coût ; puis on m'a annoncé que ma demande devait être transmise carrément au Ministère des Affaires étrangères au Maroc, ce qui pouvait prendre...un certain temps !!! Imaginez la panique.
Surfant entre le téléphone et internet, en quête de renseignements, je n'obtiens rien de plus. Ce qui venait compliquer la chose, c'est que nous avions réservé nos places pour le trek, et qu'il fallait payer entièrement le voyage sans être certain d'obtenir le visa à temps !! La situation s'est heureusement dénouée pour moi grâce à l'aimable intervention d'un ami marocain, sans qui, il est sûr, nous n'aurions pas pu lever les voiles. Me sentant très privilégiée, je tiens encore à le remercier ici, s'il vient à lire ces quelques lignes...
Pour renseignement : pour 16 jours de tourisme, le visa m'a donc coûté 220 Dh (Dirhams), moins d'une vingtaine d'euros.
L'Union nationale des Centres sportifs de Plein Air
Partir seuls au Maroc, cela se fait sans problème, on peut bien se débrouiller avec un guide papier type "Routard" ou autre. Le billet d'avion seul est à un prix attractif, et nous avons vraiment pensé à nous poser autour de Marrakech, puis à nous renseigner pour faire des randos de quelques jours en partant de là. Le hic, c'est qu'il faut être sûr de la compétence de son guide, trouver une équipe de muletiers, bien connaître la montagne, bien préparer l'itinéraire, trouver des cartes récentes...Un tas de choses que l'on n'avait plus le temps de faire. Pour nous, c'était plus pratique cette année de prendre une itinérance déjà bien établie, encadrée.
Nous avons donc choisi de partir en trek avec un organisme de voyage, enfin, je devrais plutôt dire une association sans but lucratif, l'UCPA. Pourquoi ? Un peu par hasard, en comparant les prix sur internet - car je tiens à dire que tous les organismes de trek n'affichent pas directement leurs tarifs, ce qui est un peu enquiquinant. Nous avons donc choisi cet organisme pour sa transparence au niveau des prix, pour son orientation plutôt "jeunes" (en principe, les participants ont moins de 39 ans), dont les échos sur les forums nous paraissaient objectivement positifs (organisation, déroulement) et dont les programmes étaient diversifiés.
Chose importante aussi : nous ne voulions pas nous retrouver dans un "car de touristes", nous recherchions aussi le dépaysement complet et le contact. Le fait que les groupes de trek soient constitués de 15 personnes maximum nous a paru raisonnable.
La difficulté
Il faut dire que Lutin, féru de grande randonnée, a été très emballé dès le départ par le trek de 15 jours autour du Toubkal. En fait, le trek était classé de difficulté "trois étoiles" (sur quatre), donc pour des gens "en forme" va-t-on dire (lol). Pensant un peu à moi -moins habituée à marcher que Lutin, ce qui n'est pas peu dire- 6h de marche par jour, réparties en moyenne entre 3h le matin et 3h le soir, cela nous a semblé somme toute, assez équilibré...mais... nous n'avions pas trop évoqué le plus important dans l'affaire : le DENIVELE !!!! Hé ouuuuiiiiiiiii. La montagne ? Ben oui, évidemment, ça monte et ça descend... C'est comme la pluie qui mouille, il faut vraiment être dans la situation pour REALISER. Ha, ha.
Je conseillerais donc (et l'UCPA l'indique aussi très bien) aux intéressés de partir vraiment en bonne forme pour profiter. Je l'ai personnellement ressenti surtout au niveau du SOUFFLE et quand même moins au niveau musculaire. Après, les petits tracas intestinaux (LOL) peuvent influencer la "bonne forme", mais ça, c'est pour la suite de l'histoire, et surtout, on n'y peut rien...
Le matériel
Eh bien contrairement à Lutin, je ne possédais que mes chaussures de randonnée en termes de matériel. Il a donc fallu m'équiper. D'excellentes chaussures de montagne sont aussi à recommander (ça, c'est aussi un peu pour la suite de l'histoire, n'est-ce pas JB !).
Nous avions chacun un sac à dos à prendre pour nos affaires de la journée et un gros sac pour l'ensemble du séjour, porté par les mules.
le sac à dos "journée" : nous avons pris les Forclaz 40 Quechua (la marque qui fait que l'on reconnait les français à l'étranger, selon El Houssain), pratiques car 2 poches à gourdes, une pochette sur le dessus, une fermeture éclair permettant de récupérer les affaires du fond, des bretelles et une ceinture confortables et réglables. Mais finalement 40L, nous avons trouvé que c'est un peu beaucoup
- affaires de toilette : lingettes hyper utiles car la douche, ce n'est pas tous les jours... Eviter le shampooing sec (poudre blanche) sur les cheveux noirs et longs comme les miens, lol !
- une trousse à pharmacie : arnica, antalgique, anti-inflammatoire, élastoplast, médocs contre la diahrrée, type Immodium (dont la nôtre a un peu manqué !)
- chaussettes : investir pour éviter les ampoules, c'est un budget
- un pull en polaire
- habits de rechange : la lessive n'est pas quotidienne, les T-shirts techniques évacuant la transpiration sont à essayer, j'aurais bien voulu en avoir
- 2 gourdes + des pastilles de Micropur ou autre : indispensables car nous prenons l'eau dans les torrents
- un désinfectant pour les mains, avant de manger, c'est plus rassurant...
- du PQ et un briquet (LOL, ça aussi c'est pour la suite !)
- j'avais pris 2 bâtons de marche mais un seul a été utile, j'ai pu prêter l'autre
- chapeau, lunettes de soleil, protection solaire (même pour les peaux noires comme la mienne, j'ai pelé des bras)
- un bon sac de couchage, dont la température de confort se situe autour de zéro (3200m même au mois d'août, ca caille), là aussi il faut investir
- une cape de pluie, que nous n'avions malheureusement pas en plus du coupe-vent (cf. une fois de plus la suite de l'aventure...)
- des sacs poubelle pour protéger les affaires du gros sac porté par les mules
- un bonnet, une écharpe, (des gants ?) utiles pour monter au dessus de 3500m, le vent glace
- j'en oublie des trucs...
Avec ça, c'est parti.
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