25 mai 2007
Un papier qui vaut de l'or
Ça y est, je me suis rendue à ce qu'ils appellent "l'entretien d'assimilation" et j'ai pu obtenir, après avoir complété mon dossier et apporté des réponses aux questions cruciales telles que "connaissez-vous les couleurs du drapeau français", "qui sont vos amis", le fameux récépissé de dépôt de dossier... Il paraît que je dois maintenant attendre que le ministère me rende son avis...d'ici à 1 an. Voili, voilou !!
22 mai 2007
Enfin !
Venue à 6h30, au bout de 2h d'attente et de pluie, j'ai été la 5ème personne reçue...Ouf. Bien que la personne qui m'a reçue a été ...comment dire...euh...(biiip-pas de qualificatif). Le plus important est que je suis convoquée cet après midi même pour l'entretien à la préfecture ! Ca va vite il me semble...mais je ne m'en plains pas, au contraire! Il faut que je m'y prépare...
21 mai 2007
Rebelote !
Vous avez deviné ? Plus tôt encore je me suis pointée ce matin.
Mais avec l'irrespect des gens, même en étant bien placée dans la queue, la foule s'est battue, une vraie foire aux bêtes ce matin car il n'y avait pas de barrières (pas plus que d'habitude d'ailleurs, une vraie "erreur" -faite exprès ?- pour que les gens se battent).
Tous les derniers arrivants se sont précipités vers l'entrée, écrasant tout le monde, un vrai entonnoir ; l'effet de foule m'avait plutôt amenée plus en avant de la queue...bien qu'écrasée contre la grille...
Mais bien entendu, car il faut bien un "mais", arrivé mon tour, on m'annonce que cette fois-ci encore "plus de tickets" pour mon service. J'ai demandé combien de personnes étaient reçues chaque matin : on m'a dit 40, et que c'était comme ça depuis 1 mois. Honnêtement, je pense qu'ils en reçoivent moins que ça, ce n'est pas possible !! Puisque je suis ressortie, il était 8h38.
A demain pour un nouvel épisode...
20 mai 2007
Pas qu'aux autres...
Merci à Vola de faire passer l'info sur ce qu'est réellement l'immigration de nos jours en France, d'être un témoin, le maillon d'une chaîne que je veux aussi relayer aujourd'hui, c'est-à-dire illustrer ces exemples pourtant courants que la plupart ignorent.
Tout d'abord un témoignage qui montre que je ne suis vraiment pas la seule à faire la queue...
Et un second montrant que bien que l'on soit scientifique invité à un colloque, on ne risque pas moins le centre de rétention...
16 mai 2007
Vécu
Aujourd'hui, mercredi. Il y a un peu plus d'une heure, vers 8h10, j'arrivais à la fois un peu angoissée à la préfecture, munie de mon dossier de naturalisation si longuement élaboré. Combien de fois avais-je fait la queue devant ce bâtiment pour retirer ce dossier, mais aujourd'hui, il était pour ainsi dire "enfin" completé !
Combien de fois mon père m'avait répété qu'il fallait se lever aux aurores et même "camper" pour être en début de file. La dernière fois, j'étais arrivée un peu avant 8h00, pour une ouverture des grilles à 8h30, et j'avais été la 8ème personne à être reçue dans ce service. Je me suis dit que cette fois-ci, je n'allais pas poireauter une heure avant l'ouverture, que de toute façon,le seul impératif que j'avais, c'était d'être au boulot à 11h30...
Aujourd'hui, je n'y ai pas échappé non plus, il y avait plus de monde, quelques personnes essayant de doubler subrepticement les autres arrivés plus tôt... Moi dans mon for intérieur : ce n'est pas la peine de faire ça, tout le monde rentrera...On rentre au compte-goutte, le service étant ouvert entre 8h30 et 11h30...Ouf, je rentre à mon tour.
Il y a encore la queue à l'accueil général qui remet les titres de séjour et fait aussi le "pré-accueil des naturalisations". Rebelote. Je repense à mon dossier : la veille , j'avais imaginé les mille-et-une raisons pour lesquelles on aurait pu me faire revenir pour le compléter (ex : une lettre manquante sur un acte d'état-civil...).Mais je me rassure en me disant que je me pose vraiment trop de questions.
J'entends qu'il y a du grabuge au guichet ; je me dis que décidément, les gens sont bien énervés de si bon matin !
J'entends vaguement la bonne femme du guichet dire "ce n'est pas de ma faute , je ne peux en faire que -90 ?!?-" j'ai peut-être mal entendu, en tout cas la dernière syllabe finissait par "10". Bon,devant ça a l'air de se calmer. Puis la femme dit un peu plus haut : "oui, mais je leur ai dit au moins 5 fois"...quoi au juste ?
Pour la peine, un policier imposant reprend plus fort encore : "Pour les naturalisations, il n'y a plus de tickets, ce n'est pas la peine d'attendre, vous ne serez pas reçus". Je reste sans voix. Je suis là, 5 min à regarder dans le vide, hébétée. Je regarde ma montre : il était 8h47.
Sans commentaire.
(Ah si, une moralité : l'étranger motivé ne doit jamais manquer de se lever aux aurores afin de conserver 1 petite chance d'être reçu. C'est noté, gravé, re-gravé. A lundi à la grille, puisque cette administration fait le pont de l'ascension !!!)

















