29 juillet 2006
Effervescence
Bientôt plus que 10 jours !! Je suis impatiente...
Pourtant, cela va passer très vite, car je passe quelques jours dans la Vienne, chez ma cousine qui se marie. Elle a le même âge que moi et elle aussi avait été à Madà en octobre dernier avec son fiancé gaulois ! Bonne occasion pour partager les souvenirs et les préparatifs...
Sinon, nous avons braqué la pharmacie du coin. On a enfin ouvert (grand) notre porte-monnaie pour acheter 4 boîtes de "Savarine". Ruineux. Sinon, on a aussi tout ce qu'il faut maintenant pour la trousse de secours : médics pour ampoules, désinfectant, compresses, antibiotiques, anti-caca mou (lol)... En espérant très fort ne pas en avoir besoin !
On a aussi fait des emplettes pour les jeunes cousins, qui ont entre 10 et 14 ans. On a préféré investir dans des BD, livres et DVD plutôt que dans des choses "à la mode" futiles et éphémères. Surtout, je pense que les malgaches n'ont pas aussi facilement accès aux produits culturels, sinon, à un prix inabordable...Ou me trompe-je (lol) ? Peut-être que cet aspect a changé depuis 7 ans mais je ne me fais pas trop d'illusions. Pourvu simplement que ça leur plaise.
Nos sacs se remplissent donc virtuellement...Petit à petit, l'oiseau fait Winnie ;-D
26 juillet 2006
La Dame en blanc, de Wilkie Collins
Est-ce que ce n'est pas quand on a le
plus de choses rébarbatives à faire que l'on a aussi les plus grandes
envies de se divertir ? Ou de se trouver de fausses raisons pour ne pas
s'y mettre ? Moi, c'est toujours comme ça que ça se passe...Quand j'ai
dû réviser ou rendre un devoir à une échéance précise... ou comme aujourd'hui préparer des
cours.
A la place de cela, quoi ? J'ai cédé à une envie que j'avais depuis longtemps, celle de me remettre à lire un bouquin intéressant, prenant, que je ne lâche que pour manger-boire-dormir (mmmh...dormir ?!), bref, quelquechose qui fait passer le temps si rapidement que je m'éveille le lendemain sans avoir vu passer la veille.
Il faut dire que je suis difficile à contenter en matière de bouquins, mais certaines choses sont sûres : j'aime les bons volumes, car je sais que l'intrigue ne sera pas trop courte et qu'il y aura de la matière. J'aime quand les enchaînements d'une histoire sont cohérents et logiques, j'ai horreur des rebondissements qui arrivent comme un cheveu dans la soupe. J'aime aussi la complexité, qui aiguise ma curiosité, lorsque je me demande jusqu'à la fin ce qu'il va se passer, lorsque je n'arrive pas à deviner.
N'allez pas croire d'après ces explications que je n'aime que les policiers...
Mais il y en a quand même "quelques uns" qui ont enchanté mon adolescence et qui restent des références pour moi : les romans d'Agatha Christie, les Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle, les Arsène Lupin de Maurice Leblanc, les Mary Higgins Clark, le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir de Gaston Leroux... Aussi, un peu plus dans le fantastique : l'Homme invisible (H.G Wells) ou encore l'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (R.L.Stevenson).
Quelle est donc cette perle rare, qui a su retenir toute mon attention de lectrice capricieuse ?
Eh bien, tout est dit dans le titre du
message : il s'agit de "La Dame en blanc", écrit par Wilkie Collins,
que l'on peut trouver aux éditions Phébus Libretto. Ca peut paraître un
peu cher mais ça vaut vraiment le coup..
Il
ne s'agit pas d'un policier à proprement parler, mais un des
précurseurs des actuels thrillers. Je n'en dirai pas plus, mis à part
un ultime conseil : ne pas entièrement se fier à l'austérité de la
couverture, mais plonger directement dans la tourmente. C'est un chef
d'oeuvre.
Hem Hem...
Nous avons été acheter une carte téléphonique pour appeler la famille à Madagascar [sur la place de Wazemmes à Lille, qui possède de nombreux "point phone" assez pratiques pour les appels à l'étranger]. Elle nous a coûté 6,5 euros au lieu de 7,5 euros et permet d'appeler environ 70 minutes à Madagascar !! Cool, non ? Pour ceux que ça intéresse, il s'agit de la carte "Amis d'Afrique".
Après une petite mise au point, nous nous sommes rendus compte qu'il y a eu un léger malentendu sur les résas d'hôtels, ce qui fait que c'est maintenant, un peu à la dernière minute (ce dont j'ai un horreur ...) que nous devons les effectuer... J'avoue paniquer "légèrement", car c'est bien la haute saison, et si on se retrouve dans des endroits sales qui coûtent une fortune, je hurle !!!
Sans compter que le passeport de Lutin
se fait attendre (alors que le dossier avait été déposé il y a bien
plus d'1 mois !)... Mais il ne devrait plus trop tarder à arriver, ce
doit être pour cette semaine normalement.
Bref, un peu de piment pour le déroulement du voyage.
PS : Chayé !! Lutin a obtenu son passeport aujourd'hui...Ouf, grand soulagement.
23 juillet 2006
Une bannière à la vanille
Pour ceux qui n'auraient pas capté du premier coup, ou pour ceux qui n'en auraient jamais vu, la nouvelle bannière représente des gousses de vanille séchées au soleil ! Pour donner un petit air exotique et pour rester dans la continuité de l'ancienne bannière, où il y avait une fleur d'orchidée, celle qui donne la vanille. Il faut savoir que la plupart (genre 90%) des arômes de vanille naturelle du monde(par exemple celui du Coca Cola) proviennent de Madagascar...
Ô rage, ô desespoir
Profitant d'une fin d'après midi de samedi libre, nous avons enfin
été acheter les repousse "stikmous" pour être un semblant tranquilles à
Madagascar. Nous avons choisi deux flacons de pré-Butix tropical de
100ml et un vaporisateur de repellant pour vêtements. Le tout pour la
bagatelle de 35 euros (bon, y compris un paquet de Compeed à 5 euros,
mais quand même) !!! Nous n'avons toujours pas acheté de Savarine, qui
devrait revenir à environ 40 euros/ personne pour 2 boîtes.
Une conclusion : un voyage en zone tropicale, ça taxe à mort.
Mis à part ça, avec les fortes chaleurs de ces derniers jours, l'orage devait bien arriver, tôt ou tard. Eh bien, ça n'a pas manqué car les éclairs et tonnerres ne nous ont pas seulement empêchés de dormir la nuit précédente (oui, oui, la nuit qui a suivi le japonais); mais il a encore fallu que l'on fasse trop confiance au beau temps qui était revenu... Je dis ça parce que après avoir acheté les repousse moustiques, nous sommes revenus vers l'appart' sous une pluie relativement légère au départ...qui a fini par se transformer en véritable pluie diluvienne !
Nous avons marché sous ces cordes et torrents durant trois quarts d'heure... et en pure tenue d'été (sandales, débardeur...). N'ayant pas prévu le coup, inutile de dire que nous avons été noyés, le moindre pore de notre peau a été décapé et mes vêtements ont même dégorgé de leur couleur ! Chez moi ça faisait "concours de T-shirt mouillé"...LOL.
Mais le pire était à venir : nous avons
découvert l'appart' inondé dans le salon (fenêtres ouvertes...pfff).
Epongeage jusqu'au tapis ! Mais il y a eu PIRE : matelas noyé pour
cause de velux ouvert !!!
Une conclusion ? C'est moi qui dors dans le canapé cette nuit, LOL !
Cuisine japonaise
Hier soir, nous avons été dîner au restaurant japonais, à l'Akira. Hé oui, il fallait que Lutin me fasse plaisir il faut savoir se faire plaisir...et puis ça faisait tellement longtemps qu'on en parlait !!!
Pour moi, ce fut une découverte totale de nouvelles saveurs, en quelque sorte mon baptême en matière de sushis, sashimis, etc... J'y suis allée avec une certaine appréhension par rapport au fait de manger de la chair de poisson crue, car mis à part le saumon, qui est quand même fumé, je n'avais jamais goûté à ça. Eh bien, je peux vous dire que ça a été étrange mais sans regrets, car ce que l'on nous a servi était très bon, très frais et très fondant dans la bouche.
Nous avons pris un repas pour deux personnes, qui regroupait un peu de tout. Au menu :
Une mise en bouche
Une soupe : sorte de bouillon agrémenté de dés de tofu, de champignons et d'algues noires et vertes parfumé.
Une salade : fines tranches de concombre et de carotte,
assaisonnées de graines de sésame et de ce qui ressemblait à de petites
crevettes confites.
Une entrée faite de suhis, sashimis et makis : anguille, noix de
saint-jacques, saumon, thon , daurade, maquereau, crevette... Le tout
servi avec du wasabi (sorte de moutarde verte compacte), de la sauce de
soja salée et d'excellentes tranches fines de gingembre rose très
parfumées.
Un plat de brochettes : au saumon,
fourrées au fromage, boulettes et au poulet. Le tout était servi avec
du riz collant et une sauce dont le goût se situait entre le caramel et
la sauce de soja sucrée. Les brochettes de poulet étaient piquées avec
les os découpés, lol !!
Il faut dire que pour agrémenter notre
repas, le cadre était vraiment dépaysant, et l'ambiance "zen". Le
service dans lesquels nous avons été servis étaient très originaux et
jolis : les petits verres de saké reposaient sur une sorte de sous-verre
en forme de feuille d'arbre blanche recourbée, le pichet d'eau état en
grès bleu...
Ce qui m'a également surprise, c'est que les 5 ou 6
personnes que l'on voyait travailler pour servir, nettoyer les plats et
faire la cuisine réalisaient tout de façon très coordonnée et sans
bruit, avec une fluidité très surprenante ! Loin de là le remue-ménage
commun à bon nombre de cuisines !
Franchement, chapeau pour ce restau. J'y retournerai.
20 juillet 2006
Le système universitaire costaricien
Vous imaginez bien que je ne suis pas
partie de nombreux mois au Costa Rica pour des vacances (quoique, sous
certains aspects...). J'ai en effet travaillé sur un projet de
recherche, et j'étais considérée comme une étudiante de la "U"
(prononcez "ou", à l'espagnole, svp !).
La
"U" ? Mais si, la UCR : prononcez "oussé-érré" en roulant les r à
l'espagnole et non à l'américaine, lol (cf.les posts précédents). C'est
la fameuse Universidad de Costa Rica... la plus réputée des universités
du Costa Rica, située à San Pedro.
Il y a en effet de nombreuses
universités au Costa Rica, à la fois des publiques et des privées. Pour
accéder à la UCR, il faut passer un examen à la fin du lycée. En
fonction de la note obtenue, les portes de tel ou tel département vous
sont ouvertes (ex : médecine, pharma, physique, chimie, langues,
technologie alimentaire...). Avec une sorte de numerus clausus pour
chaque département.
Ceux qui ne parviennent pas à avoir la note
suffisante pour faire les études de leur choix se rabattent souvent une
autre filière pour rester au sein de la U ou bien ils se
dirigent...vers les universités privées, qui sont moins exigeantes.
Une
université privée, oui, mais à quel prix !!! Elles font en effet payer
un prix exorbitant à leurs étudiants. Et pour un rapport qualité prix
jugé plutôt médiocre : combien de fois ai-je entendu dire des gens
qu'ils ne se rendraient jamais chez un médecin qui ne s'était pas formé
à la UCR !!!
On pourrait croire que ce sont les gens les plus
aisés qui auraient le plus de choix et qui pourraient se permettre
d'aller dans ces établissements privés. En réalité, c'est tout le
contraire. Ceux qui réussissent le mieux l'examen de la U sont ceux qui
ont eu de bonnes bases au lycée, collège et primaire, autrement dit,
ceux qui avaient assez d'argent pour étudier dans le privé avant
l'université. Les nantis.
Les gens qui ont suivi un cursus dans le
public, c'est-à-dire les moins aisés, se retrouvent à devoir payer des
sommes colossales pour entrer dans un établissement moyen.
Voilà le système...
Mis
à part ça, l'environnement de la U ressemble plus à un grand jardin
tropical qu'à une université à la française. Les bâtiments sont
disséminés un peu partout. On y croise une végétation luxuriante :
fougères arborescentes, bananiers, énormes palmiers dont les grandes
branches tombaient régulièrement sur le chemin, fleurs... et des
oiseaux magnifiques qui avaient leurs plumes de couleur arc-en-ciel !!!
si, si ! Et d'autres qui étaient rouge vif et bleu vif sur tout le
corps... Et de nombreux petits colibris... un cours d'eau, des poissons
rouges, aaaaargh. Je me souviens aussi qu'en passant devant le bâtiment
de bio, j'entrapercevais tous les matins la même araignée sous verre,
marron, poilue, de la taille d'une main !!! Bref, en pointant son nez là
bas, on n'a pas l'impression d'aller bosser.
Au niveau des repas, souvent les étudiants emmenaient un tupperware qu'ils mangeaient dans les cafétérias de leur département. Moi, tous les jours j'achetais mon "casado", qui est le nom du déjeuner typique (qui se traduit littéralement par "homme marié", soit le repas d'un homme marié, donc un bon repas consistant, LOL). Je vous en parlerai plus en détail dans un prochain post.
Feel free to leave a comment !
Je vois qu'il commence à y avoir du monde qui passe sur ce blog (cf. le très pratique outil statistique de canalblog)... Ca fait très plaisir ! Que vous soyez de France ou d'ailleurs, sentez vous libre de laisser des commentaires sur les différents messages. Avoir un petit retour serait tellement chouette...
19 juillet 2006
La cuisine costaricienne : le gallo pinto

L'incontournable plat national : le
"gallo pinto". Il s'agit d'un plat que l'on mange au petit déjeuner, et
qui est composé de riz et du reste de haricots rouges de la veille (arroz y frijoles).
L'ensemble est sauté à la poêle avec un peu d'huile et avec la fameuse
"salsa lizano", qui est une sauce marron, au goût de légumes et
d'épices, qui a la texture du ketchup. Cette sauce est extrêmement
populaire au Costa Rica... Le gallo pinto peut aussi être agrémenté
d'oignons grillés, d'oeufs brouillés, de grosses tranches de jambon
saisies à la poêle et/ou de tranches de fromage... (mais
personnellement, j'ai trouvé que le fromage de là bas n'avait pas
vraiment de goût...?!?). Bref, on part au boulot ultra-rassasié.
Prochaines étapes culinaires costariciennes : les tamales et le ceviche.
14 juillet 2006
Le permis de conduire à Madagascar
Dans mes souvenirs de l'année 1999, il y avait beaucoup de bouchons à Antananarivo. On m'a dit qu'il y avait eu beaucoup d'aménagements dans la ville, mais je ne sais pas si ça a amélioré le trafic.
J'ai rencontré pas mal d'étudiants malgaches qui m'ont dit que le permis était facile à obtenir là bas et surtout moins cher qu'ici. Du coup, il y en a qui sont retournés pour le passer là bas et qui se sont mis à conduire ici (car avec la carte d'étudiant étranger, on a le droit de conduire en France). Le hic ? J'ai aussi entendu dire que beaucoup de jeunes avaient PAYE pour avoir un permis malgache sans passer d'examen, et qui conduisent en France... Bonjour la sécurité !

















